Bistre, boisseau, té tampon, mitron, dévoiement… Notre métier a son vocabulaire. Voici ce que ces mots veulent dire, expliqués simplement.
Le conduit qui évacue les fumées de votre appareil vers l'extérieur, de la sortie de l'appareil jusqu'au-dessus du toit. C'est la pièce maîtresse de toute installation de chauffage à combustion : sans un conduit en bon état, aucun appareil ne fonctionne correctement ni en sécurité.
La partie visible qui relie votre appareil au conduit de fumée — le tuyau noir ou inox qui monte de votre poêle vers le mur ou le plafond. Il est soumis à des règles précises : nombre de coudes limité, section au moins égale à celle de la buse de l'appareil.
Élément de maçonnerie préfabriqué, en terre cuite ou en béton, empilé pour former un conduit. C'est ce qui constitue la plupart des conduits de cheminée traditionnels.
La sortie de fumée de votre appareil, sur laquelle se raccorde le conduit. Son diamètre détermine celui du raccordement.
Un conduit simple paroi est constitué d'une seule épaisseur de métal. Un conduit double paroi comporte deux parois séparées par un isolant : il conserve la chaleur des fumées, ce qui améliore le tirage et limite la condensation — donc la formation de bistre. Conduit froid et bistre →
Le changement de direction d'un conduit, quand il ne peut pas monter parfaitement à la verticale. Les dévoiements sont réglementés : trop nombreux ou trop prononcés, ils gênent le tirage et compliquent le ramonage.
L'écart minimal à respecter entre un conduit et tout matériau combustible (poutre, plancher, cloison). C'est une règle fondamentale : un conduit trop proche d'une pièce de bois peut la porter à une température de carbonisation sur plusieurs années, sans que rien ne se voie.
Le terme technique désignant un conduit qui ne conserve pas assez la chaleur des fumées. Résultat : les fumées refroidissent, se condensent, et déposent du bistre. C'est l'une des raisons qui imposent un tubage.
Une ouverture aménagée dans le conduit pour permettre son ramonage et son contrôle lorsque l'accès par le foyer ou par le toit n'est pas possible.
Sur une installation tubée — notamment pour un poêle à granulés — c'est le regard situé au pied du conduit. Il recueille les cendres qui redescendent et sert de point d'accès au ramonage. S'il se remplit anormalement vite, c'est le signe qu'un ramonage s'impose. Entretien granulés →
La cheminée traditionnelle, sans porte. Conviviale mais peu efficace : l'essentiel de la chaleur part dans le conduit, et le rendement dépasse rarement 15 %.
Un appareil clos par une vitre, inséré dans une cheminée existante (insert) ou installé d'origine (foyer fermé). Le rendement est bien supérieur au foyer ouvert, mais l'installation demande une hotte correctement conçue et ventilée.
L'habillage fermé situé au-dessus du foyer. C'est l'ouvrage le plus sensible d'une installation à foyer fermé : mal conçu, il accumule la chaleur au lieu de la restituer.
Un faux-plafond installé dans la partie haute de la hotte, qui fait office de déflecteur et empêche la chaleur et la pression de s'accumuler contre le plafond du logement. Elle doit être équipée d'orifices de ventilation. Sa mise en œuvre relève du NF DTU 24.2. Nos travaux de fumisterie →
Une zone d'une installation où la chaleur s'accumule sans pouvoir s'évacuer — typiquement une hotte d'insert mal ventilée. Au-delà de 105 à 110 °C, les pièces de bois environnantes commencent à se carboniser lentement. C'est un risque d'incendie progressif et invisible.
Appareil de chauffage indépendant brûlant des bûches, raccordé à un conduit de fumée. Son rendement est très supérieur à celui d'un foyer ouvert.
Appareil brûlant de petits cylindres de bois compressé, alimenté automatiquement depuis un réservoir. Son fonctionnement électronique et son entretien diffèrent totalement de ceux d'un poêle à bûches. Entretien granulés →
La petite cuve percée d'un poêle à granulés, où les granulés brûlent. Ses trous d'arrivée d'air doivent rester dégagés : bouchés, l'allumage devient impossible.
Le ventilateur qui aspire les fumées d'un poêle à granulés vers le conduit. Encrassé, il perd en efficacité et dégrade la combustion. Lors d'un entretien, il est dépoussiéré dans ses parties accessibles, sans être déposé.
La partie d'un poêle où la chaleur des fumées est transmise à l'air de la pièce. Encrassé, il fait chuter le rendement de l'appareil.
Le mécanisme qui achemine les granulés depuis le réservoir jusqu'au creuset, à un rythme piloté par l'électronique de l'appareil.
Le réservoir à granulés d'un poêle. La sciure s'y accumule au fond et doit être aspirée régulièrement.
Le dépôt noir et poudreux issu de la combustion du bois. C'est le dépôt normal, celui que le ramonage mécanique élimine.
Le dépôt goudronneux, dur et brillant, qui se forme quand les fumées refroidissent et se condensent dans le conduit — typiquement avec du bois humide, un feu au ralenti ou un conduit trop froid. Le bistre est hautement inflammable : c'est lui qui provoque les feux de conduit. Il ne s'élimine pas au hérisson et nécessite un débistrage. Tout sur le bistre →
Autre nom des dépôts goudronneux issus de la condensation des fumées. Le terme est plus courant dans la documentation technique et anglo-saxonne ; en France, on parle plutôt de bistre.
La croûte de cendres compactées et durcies qui se forme dans le creuset d'un poêle à granulés ou au fond d'un foyer. Elle gêne l'arrivée d'air et doit être décollée lors du nettoyage.
Le mouvement naturel qui aspire les fumées vers le haut du conduit. Il dépend de la hauteur du conduit, de la température des fumées et de l'apport d'air dans la pièce. Un bon tirage, c'est un appareil qui fonctionne ; un tirage insuffisant, c'est un refoulement et de l'encrassement.
Quand les fumées, au lieu de monter, redescendent et se répandent dans la pièce. Causes fréquentes : conduit obstrué ou encrassé, tirage insuffisant, ou dépression créée par une hotte de cuisine ou une VMC. Que faire en cas de refoulement ? →
Une combustion qui ne brûle pas entièrement le bois : elle produit peu de chaleur, beaucoup de fumée, beaucoup de dépôts — et du monoxyde de carbone. Elle se reconnaît à une vitre qui noircit vite et à une flamme molle et jaune.
Un gaz invisible, inodore et sans goût, produit par toute combustion incomplète. Il est mortel à faible dose. Un détecteur de monoxyde est le seul moyen de repérer sa présence.
Une technique d'allumage par le haut du tas de bois plutôt que par le bas : la combustion descend lentement, produit moins de fumée et moins de dépôts. La technique en détail →
Le nettoyage mécanique du conduit de fumée, qui élimine les suies et les dépôts. Il est obligatoire au moins tous les 12 mois en logement individuel et donne lieu à la remise d'un certificat. Notre prestation de ramonage →
💡 Notre conseil de prévention, au-delà du seuil légal : si votre cheminée, votre poêle à bois ou votre poêle à granulés assure le chauffage principal et fonctionne tous les jours, un second ramonage dans l'année est conseillé — au-delà d'environ 6 m³ de bûches ou 2,5 tonnes de granulés par an. Une précaution, pas une obligation : la loi s'en tient aux 12 mois. À surveiller en pleine chauffe : une vitre qui noircit vite, un tirage qui faiblit, une odeur tenace. Ces signes n'attendent pas le printemps — une visite intermédiaire empêche l'accumulation de tourner à l'incident.
Le seul ramonage reconnu : celui réalisé au hérisson, par action physique sur les parois du conduit. Par opposition aux bûches et poudres dites « de ramonage », qui ne remplacent pas cette action. La bûche de ramonage →
La brosse cylindrique, montée sur des cannes, que le ramoneur fait circuler dans le conduit. Le choix de la brosse — nylon ou acier — dépend de la nature du conduit : un tubage inox ne se brosse pas comme un boisseau maçonné.
L'élimination mécanique du bistre durci, à l'aide d'une débistreuse rotative. C'est une intervention lourde, réservée aux conduits de bois et aux tubages inox — jamais aux installations à granulés. Notre prestation de débistrage →
La mise en place d'une gaine, généralement en inox, à l'intérieur d'un conduit maçonné existant. Le tubage rétablit l'étanchéité, adapte la section à l'appareil et protège la maçonnerie. C'est la solution de référence pour rénover un conduit ancien. Nos travaux de tubage → · L'article détaillé →
Une autre technique de réhabilitation de conduit, consistant à appliquer un revêtement sur la paroi intérieure du conduit existant. Terrier Ramonage ne pratique pas le chemisage et intervient par tubage. Chemisage ou tubage ? →
Le métier qui conçoit, installe et rénove les conduits de fumée. À distinguer du ramonage : le ramonage nettoie un conduit existant, la fumisterie le répare, le remplace ou le crée. Les travaux relèvent des NF DTU 24.1 (conduits) et 24.2 (âtrerie, foyers fermés et inserts). Notre page fumisterie →
L'introduction d'une caméra dans le conduit pour en examiner l'intérieur sur toute sa hauteur. Elle révèle ce qu'aucun contrôle visuel ne peut voir : fissures, déboîtements, obstructions, dégradations internes. Le diagnostic vidéo →
L'injection d'une fumée dense dans le conduit pour vérifier son étanchéité et détecter les fuites. Souvent demandé lors d'une vente immobilière ou après un sinistre. Le test d'étanchéité →
L'examen à l'œil nu de l'état apparent du conduit et du foyer, réalisé lors d'un ramonage. À ne pas confondre avec l'inspection caméra, qui est une prestation distincte et bien plus approfondie.
La partie du conduit qui dépasse au-dessus de la toiture. Exposée à tous les temps, elle se dégrade avec les années et demande parfois une réfection.
Le couronnement classique posé au sommet du conduit : un chapeau métallique surélevé qui protège de la pluie sans gêner l'évacuation des fumées. Pose de chapeaux →
Le mitron est l'élément de terre cuite ou de béton qui prolonge le conduit au-dessus de la souche ; la mitre est la coiffe qui le protège. Ensemble, ils couronnent proprement une cheminée traditionnelle.
Un couronnement lourd et durable posé au sommet de la souche, qui protège la maçonnerie des infiltrations. Sa mise en place demande de hisser une charge conséquente jusqu'au faîtage.
Une grille inox posée sur la sortie de conduit pour empêcher les oiseaux d'y nicher, sans réduire le tirage. Un nid dans un conduit bloque l'évacuation des fumées — et donc du monoxyde de carbone. La prestation →
La pièce posée en sortie de toit lors d'un tubage, qui assure l'étanchéité entre la gaine et la souche.
La bande d'étanchéité réalisée à la jonction entre la souche de cheminée et la couverture, pour empêcher les infiltrations d'eau. ⚠️ Le solin relève du couvreur, pas du ramoneur : c'est un ouvrage de toiture.
Le document remis après chaque ramonage, attestant que l'intervention a été réalisée. C'est la pièce que votre assureur demandera en cas de sinistre lié au conduit. Le décret prévoit sa remise dans un délai de quinze jours ouvrés. Tout sur le certificat →
Le texte en vigueur depuis le 1er octobre 2023 qui encadre le ramonage. Il impose un ramonage au moins tous les 12 mois en logement individuel, et tous les 6 mois pour les conduits collectifs, dont un passage pendant la période de chauffe. Il a remplacé les anciennes règles départementales. Ce que dit la loi →
Les documents techniques unifiés qui encadrent les travaux : le 24.1 pour les conduits de fumée, le 24.2 pour les travaux d'âtrerie — cheminées à foyer ouvert ou fermé, inserts et hottes. Un ouvrage est réalisé selon ces normes.
L'assurance qui couvre les ouvrages pendant dix ans après leur réalisation. Elle s'applique aux travaux de fumisterie — pose ou tubage d'un conduit — contrairement au ramonage, qui relève de l'entretien.
Le document remis après l'entretien d'un appareil (poêle à granulés notamment), distinct du certificat de ramonage. La plupart des fabricants l'exigent pour maintenir la garantie de l'appareil. Ramonage ou entretien ? →
Un mot que vous ne trouvez pas, un doute sur votre installation ? Nous sommes artisans ramoneurs depuis 1971 et nous prenons le temps d'expliquer.
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