Le tubage consiste à glisser un conduit métallique — généralement en inox — à l'intérieur de votre conduit de cheminée existant. Le tube devient le nouveau chemin des fumées : étanche, lisse, adapté à votre appareil. Il s'impose dans trois grands cas : l'installation d'un insert ou foyer fermé, un conduit qui n'est plus étanche (fissures, fuites révélées au test fumigène), ou un conduit inadapté au nouvel appareil. Réalisé selon les règles de l'art (NF DTU 24.1), le tubage redonne sécurité et performance à l'installation — et conditionne son assurabilité. À savoir : la norme impose de ramoner et débistrer le conduit avant toute pose.
1. Le tubage, c'est quoi exactement ?
Votre conduit maçonné (boisseaux, briques) a peut-être des décennies. Le tubage ne le remplace pas : il installe à l'intérieur un tube métallique continu, du raccordement de l'appareil jusqu'au débouché en toiture. Les fumées ne touchent plus jamais la vieille maçonnerie — elles circulent dans un conduit neuf, étanche et lisse.
Deux grandes familles de tubes :
- Le tubage rigide : des éléments droits emboîtés — pour les conduits parfaitement rectilignes
- Le tubage flexible : un tube souple en inox — la solution des conduits dévoyés (qui présentent des coudes), très fréquents dans les maisons anciennes
Le choix du tube (matériau, diamètre, résistance à la température et aux condensats) dépend de votre appareil et de votre combustible — c'est tout l'objet du dimensionnement prévu par la norme.
2. Quand le tubage s'impose-t-il ?
① Vous installez un insert ou un foyer fermé. C'est LE grand classique : les règles de l'art imposent le tubage du conduit lors de la mise en place d'un insert dans une cheminée existante. Un foyer fermé monte plus haut en température et concentre les fumées — l'ancien conduit maçonné, seul, n'est pas fait pour ça.
② Votre conduit n'est plus étanche. Fissures de boisseaux, joints dégradés, dégâts d'un feu de conduit passé : dès que le test fumigène révèle des fuites, les fumées — et le monoxyde de carbone — peuvent migrer vers les pièces ou les combles. Le tubage rétablit une étanchéité totale, sans démolir la maçonnerie.
③ Votre conduit est inadapté au nouvel appareil. Un poêle moderne performant a besoin d'un conduit au bon diamètre : trop grand, les fumées refroidissent, condensent, et le bistre s'installe. Le tubage ajuste la section au plus juste.
④ Le bistre revient sans cesse. Si votre conduit reste froid (mal isolé, en pignon exposé), les fumées condensent quoi que vous fassiez. Un tubage adapté — et son isolation — traite la cause, pas seulement le symptôme. Comprendre le bistre.
3. Ce que la norme impose AVANT de poser : ramonage et débistrage
C'est un point que beaucoup ignorent — et qui sépare le travail sérieux du travail bâclé : le NF DTU 24.1 prévoit, en opérations préliminaires au tubage, le ramonage et le débistrage du conduit existant, ainsi que la vérification de sa vacuité.
La logique est implacable : on ne glisse pas un tube neuf dans un conduit chargé de goudron. Le bistre laissé derrière le tube resterait un combustible dormant collé à la maçonnerie — inaccessible, inramonable, et toujours inflammable.
⚠️ Le réflexe qui doit vous alerter : un devis de tubage qui ne mentionne ni ramonage ni contrôle de l'état du conduit avant pose. La préparation n'est pas une option commerciale — c'est la norme.
Le ramonage et le débistrage du conduit sont l'étape préparatoire de tout tubage dans les règles de l'art.
🔧 Nos prestations → Débistrage4. Comment se déroule un tubage ?
Chaque chantier a ses particularités, mais le fil conducteur est toujours le même :
- Le diagnostic : inspection du conduit (caméra si besoin), vérification du tracé, des dévoiements, de l'état de la maçonnerie — et choix du tube adapté à l'appareil
- La préparation : ramonage, débistrage si nécessaire, vérification de la vacuité — conformément à la norme
- La pose : descente du tube depuis le toit (ou remontée selon configuration), raccordement à l'appareil en pied de conduit
- Les finitions : plaque d'étanchéité, chapeau pare-pluie en tête de conduit, pièces d'adaptation
- Le contrôle final : vérification de l'ensemble avant remise en service
Le tout, réalisé selon le NF DTU 24.1 — la référence qui encadre les travaux de fumisterie en France.
5. Le DTU et votre assurance : le lien que personne ne vous explique
Pourquoi insister sur cette norme ? Parce qu'elle n'est pas qu'une affaire de technique : c'est votre assurabilité qui en dépend.
En cas de sinistre lié au conduit, l'expert de l'assurance examinera la conformité de l'installation aux règles de l'art. Un tubage posé n'importe comment — mauvais diamètre, tube inadapté au combustible, absence de préparation du conduit — peut être qualifié de non conforme, avec les conséquences que l'on devine sur l'indemnisation.
C'est aussi pour cela que le tubage « fait maison » ou confié au moins-disant est un faux calcul : l'économie du jour peut coûter la couverture de demain.
6. Et après ? Un tubage, ça s'entretient (facilement)
Bonne nouvelle : un conduit tubé se ramone normalement — l'obligation annuelle reste la même (au moins tous les 12 mois). Ce que dit la loi.
Et si, au fil d'années d'usage, du bistre venait à s'y former ? Un tubage inox se débistre aussi, sans être endommagé — nous le pratiquons couramment, avec un matériel adapté. Un conduit tubé bistré n'est pas un conduit condamné.
Un projet de tubage ? Parlons-en avant l'hiver.
Diagnostic, préparation dans les règles de l'art, pose selon le NF DTU 24.1 : un seul artisan pour tout le chantier, partout en Île-de-France — de père en fils depuis 1971.
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